• La peinture de la jeunesse chez Hervé Bazin

    La peinture de la jeunesse chez Hervé Bazin

    Par Hanane TAOUDI

    Face à l’engouement incessant et insaisissable de la vie sociale, assurer le relais aux jeunes ne fait pas l’unanimité. Effectivement, le sujet des jeunes fait l’objet de bon nombre de débats. Hervé  Basin donne une nouvelle dimension à la peinture de la jeunesse. En l’occurrence, dans son extrait ''La peinture de la jeunesse" il nous invite à déceler la façon d’agir d’une génération de transition entre un monde qui finit et un autre qui voit le jour. Pour relever les traits de la peinture de la jeunesse, nous déterminons en premier lieu ceux qui nous paraissent vrais. Ensuite, nous dégagerons ceux qui  s’avèrent erronés. Enfin, nous essayerons de donner une synthèse à ce propos.  

    De prime abord, la négation qui ouvre l’extrait dévoile-t-elle que Bazin se met du côté des jeunes ? En effet, l’auteur voit que les problèmes de l’intégration sociale de cette génération incombent à la société qui ne leur fournit pas les moyens d’une vie digne et responsable. En ce sens,  oscillant entre les normes prescrites par la société et la vision des jeunes, il souligne que l’évolution est une chaîne. Ceci dit que la responsabilité est un lègue social.

     Cependant, ce dernier est bel et bien manifesté différemment. L’aspect vestimentaire qui confond mode et nouveauté, beauté et laideur donne à voir une nouvelle vision juvénile, une autre manière de langage. Celle de la culture de partage, de l’égalité si ce n’est de la solidarité. Ils se veulent ainsi les porte parole des opprimés, des démunis et des pauvres. Dans cette perspective, ils sont en quête d’une justice sociale rejetant toute hypocrisie sociale basée sur l’illusion et la dérision. Dès lors, ils sont clairs, simples sans détours.

    Affranchie de tout canon esthétique et éthique, la jeunesse fraye son chemin dans un monde rapiécé, fragmenté et délavé pareil à celui de leur jeans. Si le monde des adultes demeure frustré par les ruines, les erreurs et la flatterie, les jeunes ne témoignent pas de leur sérénité et leur raison. Ils voient que la nature, l’exutoire suprême des antécédents est un lieu corrompu. En plus, ils  croient que le présent ne doit rien au passé et que, pour eux, c’est l’avenir qui compte.

    De même, pour les jeunes, respecter l’argent est un sentier battu. Leur intérêt réside dans la façon d’être voire celle du paraître puisqu'ils cherchent à vivre leur moment de turbulence épisodique au détriment de leur appartenance sociale jugée riche. Enfin, les jeunes, dans ce chaos social marqué par la violence, refusent être le pantin de la société. Ils ne jouissent que par le contraste. Ils manifestent leur dépendance à leur façon. Cette attitude les expose au conflit des générations. Même s’ils continuent à instaurer leur façon de vivre d’agir et d’être, ils ne peuvent pas sortir de la foule. Une contrainte existentielle qui met en évidence le manque d’unanimité générale.

    Pour conclure, il importe de souligner que la tranche des jeunes est le piédestal de l’évolution de toute communauté. Le veuille ou non, la place des jeunes est primordiale dans l’évolution de la société. Ils sont le moteur, l’énergie renouvelable d’un engrenage social vivant dans l’intensité.

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